Benoit Nicolas Champion du monde de Duathlon sur Adrisport !

Benoit Nicolas est devenu champion du monde sur les roues Adrisport !

Inoxydable ! A 40 ans bien sonnés, Benoît Nicolas a décroché un deuxième titre de champion du monde de duathlon courte distance, dans la nuit de samedi à dimanche, à Penticton. Sa médaille d'or est totalement inespérée et pourrait l'inciter à terminer à sa carrière là-dessus. « Qu'est-ce que je vais pouvoir faire de mieux ? »

 

« Je suis le Pierre-Ambroise Bosse du duathlon ! », s'exclamait Benoît Nicolas, dimanche soir, à l'autre bout du fil. Le Finistérien, la voix éraillée par une nuit canadienne passée au sprint, faisait allusion au casse du siècle réalisé par le fantasque « PAB », il y a une douzaine de jours, en finale du 800 m des Mondiaux d'athlétisme.

La différence à vélo

Et c'est vrai qu'il y a du Pierre-Ambroise Bosse chez Benoît Nicolas. Sérieux sans jamais se prendre au sérieux. À l'entraînement, en compétition et en dehors. À Londres, le génial « PAB » avait fait sensation en portant une accélération supersonique à 300 m de la ligne pour ne plus être revu. À Penticton, sous le cagnard, l'impayable Brestois a fait la différence lors de la partie vélo, là où il s'y attendait le moins. Lui, l'athlète... « Comme Pierre-Ambroise, j'ai voulu tenter un coup de folie, un truc de malade, un truc de taré ! Alors quand le champion d'Europe (l'Espagnol Martin) a attaqué à une dizaine de kilomètres de la fin du vélo, j'ai sauté dans sa roue. Complètement improbable ! Bon, j'ai fait des progrès en vélo mais quand même... », rigolait-il en évoquant son incroyable contre-pied.

« Je n'en revenais pas »

« Je me suis retourné, les autres ont commencé à se regarder ! Purée, je n'en revenais pas. Dans ma tête, je me disais que si ça le faisait, c'était juste énorme. Il y avait une sorte de mur de Laz à monter ! Vent de face, on s'est alors " ruiné " la gueule pour arriver au parc avec le maximum d'avance. Finalement, on avait une cinquantaine de secondes sur les autres au moment d'aborder la seconde portion pédestre (10 km de course à pied, 40 km à vélo, 10 km de course à pied figuraient au programme). J'avais des jambes de feu, j'ai attaqué l'Espagnol d'entrée et bam ! » Dans sa discipline de prédilection, Benoît Nicolas n'était pourtant pas au bout de ses émotions. Pour avoir mal accroché sa bicyclette dans le paddock, le Breton écopait d'une pénalité de quinze secondes et ne l'apprenait que dans les deux derniers kilomètres. Chaud ! « Quand je l'ai su, j'ai sprinté comme un fou jusqu'à la ligne... », racontait celui qui, en la franchissant avec trente secondes d'avance, pouvait cette fois exulter façon Pierre-Ambroise Bosse.

« Ça a fini par payer »

Trois ans après son premier sacre (en Espagne), le Brestois redevenait champion du monde de la double spécialité. « À 40 balais, en tant que vétéran et avec des éléments contraires, c'est grandiose. Tenez, j'ai envie d'en chialer ! », se marrait-il, sans que l'on sache s'il plaisantait ou non. « En début de saison, sincèrement, j'étais dans le dur », reprenait-il plus sérieusement. « Je n'avançais pas, j'ai même failli tout arrêter. Je me demandais si ça valait la peine d'insister. Je me suis accroché. Sur un coup de bol, je me disais que ça pouvait peut-être le faire. Mon acharnement a fini par payer ». Le Pierre-Ambroise Bosse breton est attendu, mardi, à Brest. Et lui aussi est tout à fait capable de payer sa tournée à ceux qui viendront l'accueillir.( article le telegramme)

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